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02
jui
2009
Braque Georges, Le Viaduc de l'Estaque (1908), analyse d'oeuvre
Le Viaduc de l'Estaque (1908)
Toute la série des toiles de l'Estaque (plus d'une vingtaine) est placée sous le signe de l'esprit de Cézanne, dont Braque s'était imprégné aux rétrospectives des Salons de 1904 et 1905. Ce séjour à l'Estaque s'inscrit donc dans un parcours initiatique où Braque construit ses toiles en se soumettant aux influences de la lumière solaire, de l'atmosphère du sud et à l'effet de pluie qui ravive les couleurs. L'influence de Cézanne se retrouve tout au long de cette période fauve chez Braque : ce n'est pas un hasard si Braque reproduit dans l'Estaque une compression spatiale et une solidité de la forme car il était fasciné, de son propre aveu, par l'utilisation du volume chez Cézanne. Braque s'est nourri des paysages aux compositions structurelles, de l'interpénétration des feuillages et de l'architecture des maisons chez Cézanne. Cette inspiration devait conduire en 1907-1908 à une évolution du style fauve de Braque vers le cubisme en peignant des oeuvres révolutionnaires telles que les arbres et le viaduc à l'Estaque où on perçoit là encore un vibrant hommage à Cézanne.
Le Viaduc à l’Estaque est un paysage un peu particulier. Il ne respecte pas la perspective traditionnelle : par exemple, au centre de la toile, les faîtages des toits du groupe des deux maisons du haut ont des orientations contradictoires qu’on ne retrouverait certainement pas sur la photographie correspondante. En revanche on perçoit très nettement la continuité de certaines lignes : ainsi de l’angle du bas à droite, un cerne gris m’invite à le suivre en montant vers la gauche jusqu’à la rencontre du cadre où je peux virer à droite trouver des supports visuels pour aller jusqu’en haut à droite du tableau. Les points de repères ne sont plus les objets représentés mais ceux du rectangle de la toile, c’est le miracle de la composition. Il ne respecte pas davantage la lumière naturelle et Braque d’affirmer : "Je porte la lumière avec moi". Les couleurs, après les lignes, construisent le tableau : dans le grand carré inférieur qui fait toute la largeur de la toile et s’appuie en haut sur l’horizontale du viaduc, la lumière jaune orangée dévore tout. Elle se module avec des nuances qui vont jusqu’au rouge au moment où elles se heurtent aux nuances de vert. Celles-ci s’étalent jusqu’au bleu, aussi fort dans le ciel que l’est l’orange en milieu de toile. Léonard de Vinci aurait noyé ce ciel dans un gris clair bleuté pour signifier le lointain… On ne circule pas dans ce paysage par des routes ou sentiers ordinaires mais on peut se frayer des parcours ménagés par des passages de moindres contrastes et patiemment découvrir toute la surface peinte. Enfin la touche "impressionniste", adoptée presque comme un signe de ralliement par les jeunes peintres, est devenue ici le module de solides hachures qui remplissent la mosaïque de petits plans. Pour Georges Braque, ce tableau est le moment particulier de son passage du fauvisme au cubisme. Il se rapproche considérablement de Pablo Picasso et les deux créateurs vont conjuguer leurs talents dans une aventure souvent rêvée par d’autres au point que, dans les productions des années qui suivent, l’amateur, même averti, aura du mal à repérer : lequel a fait ceci, lequel a fait cela...
Dans cette toile, le souci de construire un espace propre à la toile, non assujetti à l’imitation fidèle du réel, conduit le peintre à éliminer les détails, à simplifier les formes des maisons pour les réduire à des cubes. Sans doute Braque a-t-il lu dans la correspondance de Cézanne avec Emile Bernard, publiée en 1907, ce célèbre passage : "Permettez-moi de vous répéter ce que je vous disais ici : traiter la nature par le cylindre, la sphère et le cône". Exposé parmi d’autres de la même série dès l’automne à Paris, ce tableau fait dire au critique d’art Louis Vauxcelles, reprenant un bon mot de Matisse, qu’il est composé de "petits cubes" et inaugure un style nouveau, le "Cubisme", selon un néologisme du critique. "Avec une idée déjà faite… mes premiers tableaux de L’Estaque étaient déjà conçus avant mon départ". Georges Braque.
Source: Site de l'A.R.T.
Commentaires: 13
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#1
c'est quoi sa mesure?
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#2
59 cm x 72 cm
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#3
72,5 x 59 cm plus précis
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#4
Il est conservé où ce tableau ?
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#5
c'st son analise ? Car moi je chercher a analisé une oeuvre
Merci -
#6
L’œuvre originale se trouve au Musée national d’art moderne de Paris (Centre Georges Pompidou).
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#7
Quel est le contexte de l'oeuvre s'il vous plait ? Merci d'avance
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#8
Je suis en troisieme et je fais l'histoire de l'art à la fin de l'année et je dois aprendre par coeur cette oeuvre!!! c'est pareille pour vous???
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#9
je suis moi aussi en troisième et je passe comme toi l'histoire des arts à la fin de l'année ( mais pour moi c'est la semaine prochaine ) et j'ai le choix entre trois mouvements artistiques. Je me suis intéréssée au cubisme car la symétrie et la géométrie est complètement différent de ce que j'apprend en cours et cette oeuvre m'inspire de la gaieté. Pour toi, quels sont les thèmes de l'histoire des arts ?
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#10
c'est quoi sa mesure
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#11
quelles sont les mensurations de cette œuvre ?
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#12
La mesure de l’œuvre est 72.5 x 59 cm.
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#13
quel est le genre de l'oeuvre


