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02
jui
2009
Le mouvement Art Naïf
Henri Rousseau, La bohémienne endormie (1897)
L'art naïf prend la valeur d'un style en France à la fin du 19éme siècle. Le terme de "naïf" a été employé la première fois pour qualifier les œuvres du Douanier Rousseau (1844-1910), qui se fit connaître avec éclat lors de la fondation du Salon des Artistes indépendants en 1885.
L'époque favorise une peinture en dehors de toute référence culturelle et esthétique face au dirigisme des institutions artistiques. La peinture naïve pratiquée par des artistes amateurs (peintres du dimanche, maîtres populaires de la réalité, primitifs modernes, etc.) et issus de milieux modestes (paysans, ouvriers…) se définit par son ingénuité.
Les naïfs peignent le quotidien aussi bien que les sujets recensés par la hiérarchie classique ou académique des genres. La perspective conique, trop élaborée, n'intervient pas dans la définition de l'espace. Dans un souci décoratif, les peintres peuplent leurs tableaux de détails minutieux. Les couleurs gaies sont posées en aplat (comme chez les artistes fauves). Le coup de pinceau menu anime la surface peinte.
Quelques artistes naïfs : Henri Rousseau, dit « le douanier Rousseau », Ferdinand Cheval, dit « le facteur cheval », Séraphine de Senlis, André Demonchy, Jean-Étienne Delacroix, Raymond Isidore, Eva Lallemant, Denys Corbet, Robert Tatin, Léon Markarian, Frédéric De Munter, Ivan Generalic, Radi Nedelchev, Jean Schubnel, Guido Vedovato, Niko Pirosmani.
Larousse.
