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06
jui
2009
Biographie de l'artiste Yves Klein
Klein
1928 : Yves Klein est né à Nice le 28 avril, rue Verdi, dans la maison de ses grands-parents maternels. Son père, Fred Klein, hollandais d'origine indonésienne, est
un peintre figuratif. Sa mère, née Marie Raymond, originaire des Alpes-Maritimes, est connue comme peintre abstrait.
1944-1946 : Klein fait ses études à l'Ecole Nationale de la Marine Marchande et à l'Ecole Nationale des Langues Orientales à Nice.Il prend des cours de judo et fait ses premiers essais en
peinture. Commencement de son amitié à vie avec Claude Pascal et Arman.
1947 : Premières expériences avec la symphonie des monochromes et avec des empreintes monochromes de ses mains et de ses pieds.
1948-1953 : Durant cette période, Yves Klein réalise plusieurs voyages (Italie, Londres, Irlande et l'Espagne.). En novembre 1948, il part pour onze mois de service militaire en Allemagne. En
1950, il obtient sa première exposition privée de tableaux monochromes à Londres. En septembre 1953, il obtient le 4éme dan de judo à l'Institut du Kodokan à Tokyo durant son séjour au Japon (15
mois).
1954 : En mai, Yves Klein publie Yves Peintures, la préface signée Pascal Claude est composée de lignes noires en place du texte. Dans ce recueil, Yves Klein pose la question de l'illusion dans l' art.
1955-1957 : Yves Klein réalise plusieurs expositions durant cette période. En octobre 1955, il expose au Club des Solitaires dans les salons privés des éditions lacoste. Et du 21 février au 7
mars 1956 a lieu une exposition à la galerie Colette Allendy. En 1957, il expose à la galerie Apollinaire à Milan, à la galerie Iris Clert à Paris, de nouveau chez Colette Allendy et enfin à la
Gallery one de londres.
1958 : Yves Klein obtient une importante commande pour la décoration du nouvel opéra de gelsenkirchen. Au mois de juin, il expérimente pour la première fois la technique des "pinceaux
vivants". Il enduit de peinture bleur le corps d'une jeune femme et réalise des empreintes, véritables traces corporelles. Le 17 novembre a lieu l'exposition "Vitesse pure et stabilité
monochrome" à la galerie Iris Clert, en collaboration avec Jean tinguely. Les deux artistes conçoivent des oeuvres composées de disques métalliques recouverts d'IKB et animés par un moteur
tournant à grande vitesse.
1959 : Durant cette année, Klein expose à de nombreuses reprises. Il participe à l'exposition Vision in motion au Hessenhuis d'Anvers au mois d'avril puis à l'exposition qui se déroule à la
galerie Iris Clert à Paris durant le mois de mai. Les 3 et 5 juin, Yves Klein donne une conférence à la Sorbonne intitulée L'évolution de l'art vers l'immatériel. Du 15 au 30 juin, on peut voir
l'exposition "Bas-reliefs dans une forêt d'éponges" à la Galerie Iris Clert à Paris. En fin d'année, il expose en Allemagne et à New york. Le 15 décembre a lieu l'inauguration du théâtre
de Gelsenkirchen, pour lequel Yves Klein fit plusieurs reliefs spongieux.
1960 : En février, il participe à l'exposition "Antagonismes" organisée par le musée des Arts Décoratifs à Paris. Au mois de mars, il présente devant un public d'artistes, de
collectionneurs et de critiques, des Anthropométries à la Galerie d'Art Contemporain à Paris. Sous la direction d'Yves Klein et pendant l'exécution de la Symphonie
Monoton-Silence, trois modèles nus s'enduisent de peinture bleue et apposent les empreintes de leur corps sur des papiers blancs, disposés sur les murs et le sol de la galerie. le 19 mai, Klein
dépose la formule du bleu qu'il a mise au point sous le nom International Klein Bliue (IKB). le 27 octobre création du groupe des Nouveaux Réalistes au domicile d'Yves Klein. Le 27 novembre,
publication unique du journal "Dimanche - Le journal d'un seul jour" avec le saut dans le vide de Klein en première page.
1961 : Du 14 janvier au 26 février, importante rétrospective au Musée Haus Lange à Krefeld en Allemagne. Il expose à la Galerie Leo Castelli à New York du 11 au 29 avril. Il particpe ensuite à
l'exposition "A 40° au dessus de Dada" à la Galerie J à Paris du 17 mai au 10 juin. Au mois de juillet commence le premier festival du nouveau réalisme qui se prolonge jusqu'en
septembre.
1962 : Yves Klein et Rotraut Uecker se marient en l'église Saint-Nicolas des Champs à Paris. Klein commence les moulages de ses amis proches Arman, Raysse et Pascal, dans le but de
réaliser les Portraits-reliefs des Nouveaux Réalistes. Au mois de mai a lieu la projection de mondo Cane. Après deux crises cardiaques, Yves Klein meurt le 6 juin à son domicile d'une troisième
attaque. Son fils Yves Klein naîtra en août à Nice. Yves Klein repose dans le petit cimetière de La Colle-sur-Loup (Alpes-Maritimes).
1994 : Le 8 novembre et le 8 janvier, deux grandes rétrospectives d’Yves Klein sont organisés aux Musées Ludwig de Cologne et Haus Lange à Krefeld.
2006-2007 : Du 5 octobre au 5 février, le Centre Georges Pompidou accueille l’exposition "Yves Klein, corps, couleur, immatériel".
"A la question que l’on me pose souvent : « Pourquoi avoir choisi le bleu ? », je veux répondre : « Le bleu n’a pas de dimension, il est hors des dimensions.
Tandis que les autres couleurs, elles, en ont ». Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes matérielles ou tangibles d’une manière psychologique, tandis que le bleu
rappelle, tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a, après tout, de plus abstrait dans la nature tangible et visible. Je refuse catégoriquement de faire jouer sur une même surface ne serait-ce
que deux couleurs seulement entre elles. A mon avis, deux couleurs opposées sur une même toile forcent le lecteur, non pas à
entrer dans la sensibilité, dans la dominante, dans l’intention picturale, mais le forcent à voir, soit le spectacle du combat de ces deux couleurs entre-elles, soit celui de leur entente
parfaite même. C’est une situation psychologique, sentimentale, émotionnelle qui perpétue une sorte de règne de la cruauté. C’est donc bien par la couleur que j’ai fait la connaissance, peu à
peu, de l’immatériel. Plus l’on vit dans l’immatériel, plus l’on aime la matière. La technique est un moyen ; la science comme l’art est une fin." Yves Klein.
Source: Mamac-Nice.


