dim

08

nov

2009

David Hockney, A Bigger Splash (1967), analyse d'oeuvre.

A Bigger Splash David Hockney A Bigger Splash (1967)

A Bigger Splash, la troisième et dernière oeuvre d'une série d'"éclaboussements", après The Little Splash et The Splash, s'inspire d'un livre sur la construction des piscines. La scène se situe en Californie, au début de l'été 1967, un jour de grande chaleur, à midi, à l'heure où le soleil est le plus haut (selon les positions des ombres portées).

 

Le personnage vient de plonger dans la piscine. La diagonale formée par le plongeoir et l'éclaboussement rompt l'octogonalité de la composition. Hockney commence son oeuvre en composant les lignes de bases dessinées sur une toile puis il utilise des rubans-cache adhésifs afin qu'il n'y ait aucune trace de son dessin. Il applique sa peinture fluide et haute en couleurs à l'aide d'un rouleau. Les détails, le beau gazon, les arbres, la chaise, le reflet de la fenêtre, sont peints en couches plus épaisses à l'aide de pinceaux différents.

 

"L'éclaboussement lui-même a été peint avec de petits pinceaux et à petits traits (...) J'aime par dessus tout l'idée de peindre comme Léonard de Vinci, toutes ces études de l'eau, tout ce qui tourbillonne. Et j'aime l'idée de peindre cette chose qui ne dure que deux secondes : il me faut deux semaines pour peindre un événement qui ne dure que deux secondes." Cette oeuvre peinte dans une technique hypermaniériste frôle parfois l'abstraction "si vous retirez la chaise (...), le reflet de la vitre (...)".

 

Source : Larousse.

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